L’Amour avec un Grand A, l’Amour pour toujours : ça fait rêver ! 

Comme pour tout ce que nous expérimentons dans notre vie, il y a des hauts et des bas. En amour, c’est exactement pareil, ce n’est pas simple mais à deux, on est plus fort parfois ce n’est plus le cas.

Il arrive que l’on maintienne notre relation amoureuse même si cette relation devient douloureuse pour l’un ou l’autre. C’est parfois même le couple entier souffre qui est souffrance et, sans vraiment comprendre comment. Après plusieurs mois, années, on se retrouve parfois dans une relation dite « toxique ». Il n’y a ni méchant, ni gentil : juste deux personnes qui ne parviennent plus à s’écouter, à communiquer

Néanmoins, il est difficile pour l’un ou l’autre d’identifier d’où provient le mal-être. Comme le couple ne parvient plus à communiquer réellement, il y a de plus en plus de malaises.  Les distances dans le couple se font de plus en plus grandes et le couple laisse place à deux individus qui ne se comprennent plus.

J’ai souhaité soulever ce sujet car j‘ai moi-même fait l’expérience de cette situation qui a perduré. Nous nous sommes faits souffrir mutuellement,  je ne suis pas ressortie indemne de cette relation. Mon partage pourra peut-être vous permettre de vous éclairer et de mettre des mots sur vos maux. Et je le répète, il n’y a ni bon, ni méchant dans une relation, personne n’a tord ni raison… Mais dès lors qu’il y a des souffrances qui s’installent, apprendre à les repérer et mettre des actions en place est indispensable pour le bien de chacun, c’est presque une question de survie !

Chacun et chacune à se propre définition de l’amour et ses propres besoins.

Il y a tout de même quelques fondamentaux :

relation toxique

Le besoin de sécurité est essentiel dans un couple : 

Il se traduit bien souvent par le besoin d’être réconforté (physiquement et moralement), d’avoir une épaule sur qui se poser, une écoute bienveillante et authentique.

Pour ma part, je pourrais également traduire mon besoin de sécurité par un besoin de gestes de tendresse, de petites attentions du quotidien, mon besoin de me sentir désirée, protégée et écoutée.

Le besoin d’estime :

Lorsque l’on partage sa vie avec son partenaire, il est normal d’avoir envie de partager ses peurs, ses doutes mais aussi ses envies (personnelles, spirituelles, professionnelles) se sentir jugé. Au contraire, on souhaite se sentir compris et tiré vers le haut ( voire soutenu en cas de coups durs). Se sentir respecté et estimé quoiqu’il arrive est une fondation qui cimente le couple.

Les 5 signes évocateurs d’une relation qui devient néfaste :

Rappel : Il n’y a aucune notion de tord, de jugement, nous avons tous une part de responsabilité aussi minime puisse t’elle être. Au départ nous sommes deux, chacun à un rôle dans un couple, il n’y a méchant ni gentil, là n’est pas la question. 

Lorsque l’on se sent mal dans notre couple, que l’on a le sentiment de s’éteindre ou que l’on est envahi de doutes : il est peut-être temps de s’interroger sur les raisons profondes pour lesquelles nous maintenons cette relation.

Mais alors, pourquoi restons nous ensemble ?

Parfois le couple reste uni parce que l’un ou l’autre (voire les deux) pense que ça peut toujours s’arranger. Soit parce que l’on a peur pour 1001 raisons (matérielles, confort, les enfants…) et l’on reste pour les mauvaises raisons.

La présence d’enfant(s) dans un couple est souvent un réel frein à une séparation parce qu’au delà de toutes les contraintes que représentent la séparation, notre culpabilité rend la prise de décision encore plus difficile.

Il est également possible que le couple soit tellement enfermé dans la relation qu’il ne parvienne pas à prendre conscience du mal-être dans lequel il se situe. Le couple se nourrit de tensions et de reproches qui rend la situation de plus en plus oppressante.arrive à être soutenu(e), épaulé(e) suffisamment, et on parvient à s’écouter, nous sommes accompagnés dans cette réflexion, pour autant, c’est à nous uniquement que revient cette décision, « suis-je prête à

Lorsque on doit faire face à cette situation sans être entouré(e), nous sommes face à toutes nos émotions, nos peurs et nous doutes.    à faire le grand saut seul(e), l’unique option pour reprendre la main sur sa vie.

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QUAND L’UN DES DEUX PERD CONFIANCE EN SOI :

A force de ne pas se sentir désiré(e), lorsqu’il n’y plus aucun contact physique, plus aucune intimité, une perte de confiance en soi s’installe. Cela arrive plus fréquemment que nous ne l’imaginons, de nombreux couples fonctionnent grâce aux obligations familiales. Sans s’en rendre compte, les enfants restent l’unique lien qui maintient le couple. Alors, au mieux, seul le « bisous » du matin fait par automatisme reste et devient presque dérangeant.

Ayant vécu ce sentiment de « rejet », je sais combien il m’a fait perdre confiance en moi. Là encore, je comprends mieux encore pourquoi il aurait été essentiel de réussir à sortir de cette relation plus tôt. Mes besoins ne pouvaient être entendus car je n’arrivais plus à communiquer. Je remettais en cause chacun de mes mots et chaque décision. Physiquement, je scrutais chaque partie de mon corps (et je détestais de plus en plus mon corps). Au fur et à me mesure je me suis sentie « indésirable » et mon miroir intérieur s’est cassé. Car je considérais, à tord, mon corps comme l’un des raisons de ce rejet. Mais bien entendu, je n’étais que dans des suppositions.

La confiance en soi s’étiole et on finit par se persuader que l’on ne vaut rien. On se dévalorise, on se sent « moche », « nul/nulle » et donc responsable de ce rejet. Il ou elle ne se sent plus digne d’être aimé(e), c’est un ravage. La personne doute de chacune de ses décisions, n’ose plus partager ses ressentis. Plus cela perdure, plus la perte de confiance est importante et longue à retrouver.

L’ABSENCE DE COMMUNICATION :

relation toxique

La fuite dans la communication (qui peut prendre des tas de formes) et l’évitement de toute discussion sont également des signaux évocateurs. Les seuls sujets qui maintiennent la communication restent les enfants le travail et les banalités du quotidien. Souvent, si il y a un enfant, il devient alors le seul sujet de conversation. L’enfant devient alors le centre de l’attention du couple ce qui est délétère pour le couple mais surtout pour l’enfant.

Ces difficultés de communication impliquent des tensions et des hostilités dont nos enfants sont témoins et imprégnés. Au delà de la souffrance du couple, il y a surtout la souffrance des enfants qui peut s’avérer encore plus difficile à surmonter.  

Lorsque les non-dits s’installent, on vit dans le mutisme et l’incertitude. La solitude à deux est parfois pire que la solitude. Il devient impossible d’aborder toute notion de sentiment, d’émotions ou de parler de ses propres besoins. Toute tentative de discussion peut être perçue comme une suite des reproches. Cette même discussion peut aussi déclencher des émotions comme de la colère, du ressentiment et, souvent, un point final à la discussion.

Ces barrières dans la communication du couple sont comme un engrenage dont il est difficile de sortir. Les silences engendrent une grande solitude et de l’isolement. Une distance inévitable se créée et il devient de plus en plus difficile d’oser entamer une conversation même lorsque c’est vraiment nécessaire.

L’ALTERNANCE DE CHAUD ET DE FROID

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Au début d’une relation, c’est tout nouveau tout beau : la phase de lune de miel où tout est rose. Puis de façon insidieuse, tout devient plus trouble. Le mode de communication, les échanges et la complicité changent. Parfois, l’un des deux change son mode de communication, il devient plus distant, il (ou elle) ne parle plus. Il n’y a plus d’échange possible en dehors des banalités. C’est également une période durant laquelle on peut ressentir un sentiment de doutes profonds sur le bien fondé de notre couple.

S’installent parfois des sautes d’humeur imprévisibles de l’un ou de l’autre où l’on a le sentiment d’avoir commis quelque chose de mal. Inévitablement,  on sera dans l’interprétation des silences, toutes les suppositions que l’on émet sont erronées, ce sont des pensées de jugement. La culpabilité est un mal sourd qui prend beaucoup de place et qui ne nous aide pas à avancer. La culpabilité, bien au contraire, nous « bloque » dans nos pensées. Nous n’arrivons plus à avoir un réel discernement.

Le couple se sent déboussolé, perdu et chacun se remet en cause, sans cesse. Après quelques temps, par usure, on prend nos distances. Et contre parfois, contre toute attente : tout s’inverse. Le conjoint cherche à se rapprocher, il s’intéresse à nouveau à sa compagnon, lui propose des services, s’intéresse à lui, se montre plus proche. Alors on y croit, on se réinvestit et quelques jours plus tard : retour à la case départ. On redevient transparent, on se sent inexistant et seul(e).

C’est déroutant émotionnellement, celui qui vit le doute passe son temps à se remettre en question. La personne réfléchit sur chacune de ses paroles, de ses agissements, cherche une explication. Elle se sent coupable en permanence. L’instabilité affective est une violence invisible réellement toxique sans qu’elle soit volontaire.

On se met alors à réfléchir en fonction de ce qu’il ou elle va penser. On tente de tout anticiper pour que ça se passe le mieux possible. La personne s’oublie au profit de l’autre et finit par être convaincu que tout ce qu’il ou elle dit est l’unique vérité. Evidemment, si la personne en souffrance tente d’aborder le sujet, le compagnon démontrera par A + B qu’il ou elle subit tout, il ou elle est la victime. Et l’autre est à l’origine de tous les problèmes, il ou elle exagère tout. Qu’il ou elle ne se soucie que de notre bonheur mais qu’il ou elle est totalement incompris(e).

On ne parvient plus à oser poser ses limites, à exprimer ses opinions. Comme il ou elle n’exprime jamais ses envies ou besoins, l’autre a peur de mal faire et on n’ose plus rien faire, finit par perdre d’ailleurs toute envie.

LE TRIANGLE DE KARPMAN : DE LA POSITION DE VICTIME A SAUVEUR

Il arrive souvent dans des relations, telles qu’elles soient que ce triangle (victime, bourreau, sauveur) se mette en place inconsciemment.

Ce triangle peut même se retrouver dans le couple ou l’un prend une position de sauveur dans les moments où l’autre est vulnérable et inversement. A la base, venir en aide à son conjoint est tout ce qui a de plus normal. Le ou la conjointe se rend serviable, prêt à tout pour vous aider. Lorsqu’il y a une notion de « sauveur » et « victime », c’est là que ça peut devenir compliqué.

QUAND LES RÔLES NE SONT PLUS TRÈS CLAIRS :

Si la relation est mise à mal et que ce fonctionnement (victime, sauveur) devient récurrent, celui qui prend le position de victime ne parvient plus à dire non car il se sent dans le besoin de l’autre. Son sauveur est perçu comme indispensable et on lui lui devient redevable. Il n’y a plus de notion de « pied d’égalité » dans le fonctionnement du couple avec ces rôles de victime/sauveur qui vont souvent s’inter-changer dans l’évolution de la relation.

relation toxique

ON N’OSE PLUS ÊTRE SOI-MÊME

Au fur et à mesure du temps, le ou la conjointe tente presque « tout » pour susciter à nouveau l’intérêt de sa moitié. Chaque tentative est vaine puisque la relation n’est plus là. Il ou elle se perd et ne se reconnaît plus se retrouve totalement isolé. On ressent de moins en moins d’envies (que l’on tait au début, puis les envies s’éteignent totalement ). On ne trouve plus sa place, on a peur d’exprimer ses émotions auprès de sa/son conjoint(e). On n’a peur de déranger, on se sent de trop, on ressent une angoisse inexplicable et on se fige dans le silence.

LA CHÛTE VERS LA DÉPRESSION

Si l’absence de communication et l’isolement persistent, il peut naître un profond sentiment d’inutilité, et il n’existe plus aucune envie. Une fatigue immense s’installe (physique et psychique) avec la conviction qu’il est impossible de sortir de ce cercle vicieux. Il est urgent de demander de l’aide ! Des amis, de la famille, des professionnels de santé : être entouré est primordial pour sortir de la dépression.

Si j’en parle ici, c’est parce que j’ai connu cette descente infernale. J’ai même pensé à certains moments que je ne pourrais surmonter cette période. Il n’y a pas de coupable ni victime dans cette histoire. J’ai mis du temps à comprendre comment m’en sortir réellement et je me suis entourée de personnes compétentes pour sortir de ce cercle douloureux.

SE SEPARER POUR PRESERVER

Perdurer dans une relation qui fait mal s’est faire du mal à la personne que l’on aime (ou que l’on a aimé). Rester dans une relation en souffrance, c’est faire souffrir nos proches (nos enfants tout particulièrement). Et s’est également « accepter » de se faire du mal.

J’ai mis du temps à prendre des décisions (qui me semblaient insurmontables) mais j’ai fait des choix. J’ai osé prendre des décisions même si, parfois, elles m’ont coûtées. J’ai compris aujourd’hui que je suis responsable de mes choix et de mes décisions. J’ai également intégré le fait que tout est surmontable et que je n’ai pas être aimé de tous. Même si j’ai encore du chemin à faire pour retrouver pleinement confiance en moi, je suis en bonne voix et la vie continue.

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