L’Amour avec un Grand A, l’Amour pour toujours… ça fait rêver !  Comme pour tout ce que nous vivons dans notre vie, parfois ça fonctionne et bien évidemment, il y a des hauts et des bas : la vie, tout simplement. Parfois, on s’acharne, ça devient douloureux pour l’un ou l’autre, ou même le couple souffre, on se retrouve parfois dans une relation toxique mais on ne parvient pas à identifier d’où provient le mal-être. J’ai souhaité soulever ce sujet car il y a des personnes en souffrance qui ne peuvent pas mettre des mots sur leurs maux.

L’amour chacun à se propre définition et ses propres besoins il y a tout de même quelques fondamentaux :

relation toxique

 

Nous avons besoin de nous sentir réconforter, se soutenir dans nos projets, soutenu en cas de coups durs. Les échanges de gestes de douceur, les contacts physiques de tendresse, se sentir désirer, respecter, protéger et pouvoir communiquer sans crainte.

Voici 5 signes évocateurs pour détecter une relation devenue toxique.

NB: Il n’y a aucune notion de tord, de jugement. Au départ nous sommes deux, chacun à un rôle dans un couple, il n’y a méchant ni gentil, là n’est pas la question.  Quand on se sent mal , que l’on commence à ressentir de la peur, des doutes, il est peut-être temps de s’interroger.

Soit on reste parce que l’on pense que ça peut toujours s’arranger, ou parce que l’on a peur pour 1001 raisons (et l’on reste pour les mauvaises raisons) . Parfois, on arrive à être soutenu, épaulé suffisamment, et on parvient à s’écouter et à reprendre la main sur sa vie. Recevoir de l’aide est indispensable.

relation toxique

QUAND L’UN DES DEUX PERD CONFIANCE EN SOI

A force de ne pas se sentir désiré voire rejeter, plus aucun contact physique, plus aucune intimité, il reste juste le pseudo bisous d’automatisme presque dérangeant. La confiance en soi s’étiole et on finit par se persuader que l’on ne vaut rien. On se dévalorise, on se sent « moche », « grosse », nul/nulle et donc responsable de ce rejet. IL/Elle (la personne) ne se sent plus digne d’être aimée, c’est un vrai ravage. La personne doute de chacune de ses décisions, n’ose plus partager ses opinions. Plus cela dur, plus la perte de confiance est importante.

 

LA NON COMMUNICATION

 

relation toxique

La fuite (qui peut prendre des tas de formes), l’évitement de toute discussion est également très évocateur. Les seuls sujets restent le travail, la pluie et le beau temps, les banalités du quotidien. Souvent, si il y a un enfant, il devient alors le seul sujet de conversation, si il existe encore quelques échanges. L’enfant devient alors le centre de l’attention du couple.

Les non-dits s’installent, on vit dans le mutisme et l’incertitude, la solitude à deux est parfois pire que la solitude.

Il devient impossible d’aborder toute notion de sentiments, d’émotions ou de ses besoins. Tout est pris perçu comme des reproches qui déclenchent soit la colère soit un point final à la discussion. Quoiqu’il se passe, le ou la conjointe est très persuasif, on est entièrement responsable de tout ce qui se passe. On a forcément tord et il ou elle refuse catégoriquement de se remettre en question puisqu’il se connaît mieux que quiconque.

Ces barrières de communication sont un engrenage dont il est difficile de sortir, ces silences engendrent une grande solitude et l’isolement. Une distance inévitable se créée et il devient de plus en plus difficile d’oser entamer une conversation même lorsque c’est vraiment nécessaire.

 

ALTERNANCE DE CHAUD ET DE FROID

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Au début, c’est tout nouveau tout beau, tout est parfait puis de façon insidieuse, tout devient trouble. L’un des deux change son mode de communication, il devient distant, ne parle plus. Il n’y a plus d’échanges en dehors des conversations sur des banalités. S’installent également les sautes d’humeur imprévisibles où l’on a le sentiment d’avoir commis quelque chose de mal. La culpabilité est un mal sourd qui prend beaucoup de place.

On se sent déboussolé, perdu et on se remet en cause sans cesse. Après quelques temps, par usure, on prend nos distances. Et contre toute attente : tout s’inverse. Le conjoint cherche à se rapprocher, il s’intéresse a sa compagne, lui propose des services. Il est presque aux petits soins, cherche à s’intéresser à ses centres d’intérêt, lui écrit des petits mots, des SMS de plus de 3 mots . Alors on y croit, on se réinvestit et quelques jours plus tard : retour à la case départ. On redevient transparent, on se sent inexistant et seul(e).

C’est déroutant émotionnellement, celui qui vit le doute passe son temps à se remettre en question. La personne réfléchit sur chacune de ses paroles, de ses agissements, cherche une explication. On se sent coupable en permanence : l’instabilité affective est une violence invisible réellement toxique.

L’UN DES DEUX CRÉE UNE DÉPENDANCE

La ou le conjoint a créé un isolement car il refuse l’aide de quiconque, il n’a besoin de personne. Tel un caméléon on fait le vide, qui nous est ensuite reproché parce que l’on est « stupide », « nulle » d’avoir créer ce vide). La personne s’enferme alors dans cette spirale où il : elle totalement isolé(e). Le ou la compagne a alors tout pouvoir sur l’autre surtout si l’autre montre des failles. Ils seront sont un véritable cadeau pour celui qui souhaite créer la dépendance. Connaître les failles (handicape, maladie, dépression…), les leviers (comme les enfants) offrent les clés pour toucher là ou ça fait mal . On perd alors toute conscience de soi, on se coupe de ses sensations, de ses émotions. La dépendance s’installe.

On se met alors à réfléchir en fonction de ce qu’il ou elle va penser. On tente de tout anticiper pour que ça se passe le mieux possible. La personne s’oublie au profit de l’autre et finit par être convaincu que tout ce qu’il ou elle dit est l’unique vérité. Evidemment, si la personne en souffrance tente d’aborder le sujet, le compagnon démontrera par A + B qu’il ou elle subit tout. Que l’autre est à l’origine de tous les problèmes, qu’il ou elle exagère tout. Qu’il ou elle ne se soucie que de notre bonheur. Et bien entendu, c’est nous voyons tout de travers et nos besoins sont totalement ridicules, inutiles (comme le besoin d’affection…).

On ne parvient plus à oser poser ses limites, à exprimer ses opinions. Comme il n’exprime jamais ses envies ou besoins, on a peur de mal faire et on n’ose plus rien faire. On finit par perdre d’ailleurs souvent toute envie.

LA POSITION DE VICTIME A SAUVEUR

Il ou elle prend une position de sauveur dans les moments où l’on est vulnérable. Le ou la conjointe se rend serviable, prêt à tout pour vous aider. Comme on est désormais isolé et que l’on ne parvient plus à dire non, il ou elle se montre indispensable, on devient redevable. C’est gagné, la démonstration est faite, nous sommes incapable de vivre sans elle ou lui.

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ON N’EST PLUS SOI-MÊME ET SOMBRE DANS LA DÉPRESSION

Au fur et à mesure du temps, on tente un peu tout pour susciter à nouveau l’intérêt de sa moitié. On se perd et on ne reconnaît plus, on s’est totalement isolé. On ressent de moins en moins d’envies (que l’on tait au début, puis les envies s’éteignent totalement ). On ne trouve plus sa place, on a peur d’exprimer ses émotions qui sont réservés aux faibles, selon le ou la compagne. On n’a peur de déranger, on se sent de trop, on ressent une angoisse inexplicable et on se fige dans le silence.

On a alors le sentiment d’inutilité totale, on ne ressent plus aucune envie. Une fatigue immense s’installe avec le sentiment qu’il est impossible de sortir de ce cercle vicieux. Il est urgent de demander de l’aide ! 

 

LA PRESSION SOCIALE DU BONHEUR A TOUT PRIX 

Je tenais à aborder ce sujet au combien douloureux car la pression sociale, les réseaux sociaux prônent le bonheur, le couple parfait et la famille idéale. Or, soyons réalistes, il est également facile de donner l’illusion du « tout est merveilleux ».

relation toxique

Comment réussir à casser ce cercle ?

Il est si facile de porter un masque le temps de quelques soirées devant les amis, collègues.  Votre entourage, à moins d’être à votre écoute, de bien vous connaître, ne percevra rien. Un jour, il se peut qu’on ressente le déclic d’arrêter cette souffrance souvent mutuelle. Il faut s’apprêter à entendre de nombreux « je te déconseille de partir, pourtant tout va bien… » . Il existe de nombreuses associations qui sont là pour venir en aide et c’est probablement la solution la plus aidante car neutre. S’entourer de bonnes personnes bienveillantes est essentiel. Exemple : CDIFF

Stéphanie.

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